Association France Palestine Solidarité

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Soutien à l'artisanat en Palestine

11/12/2025

Soutien à l'artisanat en Palestine

Soutien à l'artisanat en Palestine

"La Voix de Hind Rajab"

02/12/2025

"La Voix de Hind Rajab"

KLUB Metz

LA SCALA Thionville

CGR Freyming-Merlebach à partir du 11 déc.

Cinémas FORUM Sarreguemines Ciné-Débat le 15 déc.

MARLYMAGES Dim. 28 et Lun. 29 déc. 

D'après les appels d'urgence enregistrés par le Croissant-Rouge Palestinien le 29 Janvier 2024. Une fillette de six ans est piégée dans une voiture sous les tirs à Gaza et implore qu’on vienne la secourir. Tout en essayant de la garder en ligne, les bénévoles du Croissant Rouge font tout leur possible pour lui envoyer une ambulance. Elle s’appelait Hind Rajab.

 

"Un fascinant objet de cinéma, intuitif, politique et essentiel." Marie Claire 26/11/25

"Pourquoi une telle mise en scène, diront certains ? Le sort de Hind Rajab, victime d’une guerre sans limite, n’épargnant pas les civils, ne suffit-il pas ? Le film apporte en fait quelque chose de précieux : du temps, de la compréhension, du ressenti. En deux mots de l’intelligence et de l’humanité. Sous nos yeux, un lien se noue entre les sauveteurs et l’enfant. Face à la frénésie destructrice et au décompte journalier des morts, anonymes, le dispositif de Kaouther Ben Hania suspend le temps, brandit un nom, lequel fait écho à des milliers d’autres enfants palestiniens tués. C’est d’ailleurs pour cette raison que la mère de Hind Rajab a donné son accord à la réalisatrice, pour que soit utilisée la voix de sa fille dans le film." Le Monde 26/11/25

 

Bande annonce et billetterie sur le site du cinéma LE KLUB Metz

 

Interview de la réalisatrice Kaouther Ben Hania du lundi 24 novembre sur France Inter: cliquer ici: 

 

Nous en avons organisé l'Avant-première avec Amnesty International le 18 Novembre au Cinéma Le Klub.

 

 

Présentation du film par les partenaires: AFPS  Metz et Amnesty International Metz. Avec une intervention de l'Unité locale de la Croix Rouge Française

La séance sera suivie d'un débat retransmis en direct avec la réalisatrice Kaouther Ben Hania.

 

Grand Prix du Jury à la Mostra de Venise en septembre 2025, le film a été ovationné pendant 24 minutes.

(voir la vdéo sur le site lemonde.fr)

 

Tourné en Tunisie dans la plus grande discrétion, le film raconte l'histoire d'une jeune Palestinienne, Hind Rajab, qui a été tuée par les forces israéliennes à Gaza en 2024 avec six membres de sa famille qui fuyaient la ville de Gaza lorsque leur véhicule a été la cible du tir d’un char israélien qui a tué sur le coup son oncle, sa tante et trois cousins.

Hind (6 ans) et une cousine (15 ans) ont survécu ; elles ont contacté la Société du Croissant-Rouge palestinien (PRCS) pour demander de l'aide. La cousine a été victime des tirs qui continuaient. Hind est restée au téléphone dans la voiture. Une ambulance a été dépêchée, pour lui porter secours. Les 2 ambulanciers ont été fauchés par des tirs avant d’atteindre Hind, qui été retrouvée elle aussi tuée par balles.

Les échanges téléphoniques avec Hind ont été enregistrés par le PRCS et diffusés sur les réseaux sociaux.
La mort de Hind Rajab a déclenché des manifestations dans le monde entier, notamment à l'université Columbia, où les étudiants ont rebaptisé le Hamilton Hall « Hind's Hall ».
Le rappeur américain Macklemore avait mis en ligne un rap pro-palestinien intitulé « Hind's Hall » en mai 2024.

 

"La réalisatrice Kaouther Ben Hania, distinguée en 2024 par le César du meilleur film documentaire en 2024 pour Les Filles d’Olfa, s’est nourrie de longs échanges avec la mère de Hind et avec toutes les personnes qui l’ont eue au bout du fil lors de ses derniers instants. « J’ai écouté, j’ai pleuré, j’ai écrit », explique la cinéaste qui veut « donner une voix et un visage » aux victimes palestiniennes." extrait d'un article sur le film dans La Croix, 3 septembre 2025

 

On peut aussi lire une présentation très intéressante du film sur le site de Culture de Palestine.

Cérémonie d'Hommage aux 20.000 enfants palestiniens assassinés

23/11/2025

Cérémonie d'Hommage aux 20.000 enfants palestiniens assassinés

A l'occasion de la Journée Internationale des Droits de l'Enfant, des lectrices et lecteurs ont égrené pendant trois soirées les noms des 20000 enfants palestiniens assassinés au pied de la Colonne de Merten, à Metz. Depuis le "cessez-le-feu" du 10 octobre c'est encore 63 enfants qui ont été tués. Deux enfants par jour!... (source Unicef, repris par "Le Monde" du 21/11/2025)

 

Marine Tondelier, Secrétaire Nationale des Ecologistes (photo) s'est jointe à cet événement.

 

 

 

 

 

 

le jeudi 20 novembre de 15h à 19h
le vendredi 21 novembre de 17h à 19h
et le samedi 22 novembre de 17h à 19h
 

Action coordonnée par l'AFPS Thionville (afpsthionville@yahoo.fr) 

Lettre d’un Palestinien en exil à l’humanité qui n’a pas abdiqué

12/10/2025

Lettre d’un Palestinien en exil à l’humanité qui n’a pas abdiqué

Article publié le 13/10/2025
"Je vous écris à vous —
ceux qui avez refusé de détourner les yeux,
ceux qui ont donné de leur temps, de leur voix, de leur cœur,
pendant que les puissants donnaient des armes."

Lettre d’un Palestinien en exil à l’humanité qui n’a pas abdiqué

Mohammed Yousef, le 7 octobre 2025

 

Je vous écris depuis mon exil —
entre la nostalgie et la honte d’un monde qui regarde ailleurs.


Je n’ai plus de maison, plus de terre, plus de mer,
mais j’ai encore ma langue, mes souvenirs,
et cette rage polie qu’on appelle dignité.


Je vous écris à vous —
ceux qui avez refusé de détourner les yeux,
ceux qui ont donné de leur temps, de leur voix, de leur cœur,
pendant que les puissants donnaient des armes.

 

Vous avez été l’honneur de l’humanité.
Celle qui ne se vend pas sur les plateaux télé,
ni dans les conseils de sécurité.


Pendant que les diplomates calculaient les équilibres géopolitiques,
vous comptiez les morts.
Pendant que des influenceurs prêchaient la paix avec des filtres dorés,
vous, vous pleuriez sincèrement des inconnus.


Et rien que pour ça : merci.


De mon exil, je regarde ce monde
où la compassion s’use plus vite qu’une batterie de smartphone.
Et pourtant, vous êtes encore là.
Têtus. Indécrottables. Magnifiques.


Vous manifestez sous la pluie,
vous boycottez entre deux factures,
vous répondez aux trolls avec des faits —
ce qui, de nos jours, relève de l’héroïsme.


Ne croyez pas que c’est inutile.
Chaque mot que vous écrivez,
chaque pancarte que vous tenez,
chaque silence que vous refusez —
c’est un caillou dans la chaussure de l’injustice.
Et je vous assure : à force de cailloux,
même l’oppresseur finit par boiter.


Le combat est long, oui.
Mais il dépasse la Palestine.
Il parle de ce système planétaire
qui écrase les faibles, repeint ses crimes en stratégie,
et appelle ça ordre international.


Nous sommes devenus le miroir du monde :
ce qui se passe ici n’est pas un conflit,
c’est un test.
Un test pour savoir combien de temps
l’humanité peut regarder l’horreur sans devenir complice.


Alors tenez bon.
Continuez à déranger, à douter, à aimer à contre-courant.
Ne laissez pas la normalité anesthésier vos consciences.


Parce qu’à la fin, ce combat n’est pas entre Palestiniens et Israéliens,
mais entre ce qu’il reste d’humain en nous
et ce que la puissance aveugle veut nous faire devenir.


Le jour où la Palestine sera libre —
et elle le sera, ne serait-ce que par entêtement —
on vous accueillera à bras ouverts.
On fera une fête que même les étoiles viendront regarder.


On dansera, on rira,
et on racontera aux enfants qu’au milieu du désastre,
des gens, quelque part,
ont refusé d’être indifférents.


Et ce jour-là, peut-être,
on cessera enfin de vous appeler les soutiens de la Palestine
pour vous appeler tout simplement :
 les survivants de l’humanité.


Avec tendresse, ironie et poussière dans la gorge,
Un Palestinien en exil, toujours debout.