23/11/2025
A l'occasion de la Journée Internationale des Droits de l'Enfant, des lectrices et lecteurs ont égrené pendant trois soirées les noms des 20000 enfants palestiniens assassinés au pied de la Colonne de Merten, à Metz. Depuis le "cessez-le-feu" du 10 octobre c'est encore 63 enfants qui ont été tués. Deux enfants par jour!... (source Unicef, repris par "Le Monde" du 21/11/2025)
Marine Tondelier, Secrétaire Nationale des Ecologistes (photo) s'est jointe à cet événement.
le jeudi 20 novembre de 15h à 19h
le vendredi 21 novembre de 17h à 19h
et le samedi 22 novembre de 17h à 19h
Action coordonnée par l'AFPS Thionville (afpsthionville@yahoo.fr)
12/10/2025
Article publié le 13/10/2025
"Je vous écris à vous —
ceux qui avez refusé de détourner les yeux,
ceux qui ont donné de leur temps, de leur voix, de leur cœur,
pendant que les puissants donnaient des armes."
Lettre d’un Palestinien en exil à l’humanité qui n’a pas abdiqué
Mohammed Yousef, le 7 octobre 2025
Je vous écris depuis mon exil —
entre la nostalgie et la honte d’un monde qui regarde ailleurs.
Je n’ai plus de maison, plus de terre, plus de mer,
mais j’ai encore ma langue, mes souvenirs,
et cette rage polie qu’on appelle dignité.
Je vous écris à vous —
ceux qui avez refusé de détourner les yeux,
ceux qui ont donné de leur temps, de leur voix, de leur cœur,
pendant que les puissants donnaient des armes.
Vous avez été l’honneur de l’humanité.
Celle qui ne se vend pas sur les plateaux télé,
ni dans les conseils de sécurité.
Pendant que les diplomates calculaient les équilibres géopolitiques,
vous comptiez les morts.
Pendant que des influenceurs prêchaient la paix avec des filtres dorés,
vous, vous pleuriez sincèrement des inconnus.
Et rien que pour ça : merci.
De mon exil, je regarde ce monde
où la compassion s’use plus vite qu’une batterie de smartphone.
Et pourtant, vous êtes encore là.
Têtus. Indécrottables. Magnifiques.
Vous manifestez sous la pluie,
vous boycottez entre deux factures,
vous répondez aux trolls avec des faits —
ce qui, de nos jours, relève de l’héroïsme.
Ne croyez pas que c’est inutile.
Chaque mot que vous écrivez,
chaque pancarte que vous tenez,
chaque silence que vous refusez —
c’est un caillou dans la chaussure de l’injustice.
Et je vous assure : à force de cailloux,
même l’oppresseur finit par boiter.
Le combat est long, oui.
Mais il dépasse la Palestine.
Il parle de ce système planétaire
qui écrase les faibles, repeint ses crimes en stratégie,
et appelle ça ordre international.
Nous sommes devenus le miroir du monde :
ce qui se passe ici n’est pas un conflit,
c’est un test.
Un test pour savoir combien de temps
l’humanité peut regarder l’horreur sans devenir complice.
Alors tenez bon.
Continuez à déranger, à douter, à aimer à contre-courant.
Ne laissez pas la normalité anesthésier vos consciences.
Parce qu’à la fin, ce combat n’est pas entre Palestiniens et Israéliens,
mais entre ce qu’il reste d’humain en nous
et ce que la puissance aveugle veut nous faire devenir.
Le jour où la Palestine sera libre —
et elle le sera, ne serait-ce que par entêtement —
on vous accueillera à bras ouverts.
On fera une fête que même les étoiles viendront regarder.
On dansera, on rira,
et on racontera aux enfants qu’au milieu du désastre,
des gens, quelque part,
ont refusé d’être indifférents.
Et ce jour-là, peut-être,
on cessera enfin de vous appeler les soutiens de la Palestine
pour vous appeler tout simplement :
les survivants de l’humanité.
Avec tendresse, ironie et poussière dans la gorge,
Un Palestinien en exil, toujours debout.
22/09/2025
Des drapeaux pour la Palestine le 23 septembre à Thionville !
La France va officiellement reconnaître l’Etat de Palestine et on doit s’en réjouir. Cette reconnaissance restera pourtant une coquille vide si les sanctions ne viennent pas contraindre Israël à retirer ses soldats, rapatrier ses colons, renoncer à l’apartheid et surtout arrêter le génocide à Gaza.
Parce que montrer un drapeau est plus qu’un geste, parce que c’est un message venez à pied, seul.e ou accompagné.e, avec ou sans les enfants, portez le drapeau palestinien et montrez-le dans les rues de Thionville depuis chez vous, depuis la gare ou votre voiture, et retrouvons-nous Promenade Stübben, sur le quai de la Moselle, mardi 23 septembre à 18h15.
Vous n’avez pas de drapeau ? Bricolez-en un, dessinez une pastèque sur un carton, écrivez « PALESTINE » sur un morceau de vieux drap ficelé à un manche à balai, créez …
Arborons le drapeau palestinien dans les rues !
Faisons du 23 septembre un jour de fête et de lutte pour la Palestine !