06/05/2026

Tsedek ! est un collectif de juifs et juives décoloniaux·ales fondé quelques mois avant le 7 octobre 2023.Dans le livre : "Lutter en rupture, lutter en solidarité", il dresse un premier bilan de deux années de luttes et explore les moyens de renouer avec une judéité révolutionnaire et émancipatrice face à la fascisation du monde . En rupture avec la majeur partie des collectifs juifs antiraciste francais, ce livre est pensé comme un outil permettant de tracer des analyses et des lectures de la condition juive en France autour de trois grandes thématiques : affirmer une parole juive décoloniale en rupture avec l’histoire raciale française, lutter contre le racisme d’Etat et se positionner pour la fin du colonialisme et de l’apartheid en Palestine.
Le livre est préfacé par Judith Pamela Butler et publié par les Editions Premiers Matins de Novembre!
11/04/2026
La récolte cette année a été particulièrement difficile.
En plus de petites quantités dues à la sécheresse accumulée depuis plusieurs années et de la confiscation de terres et la destruction de plantations par les colons israéliens, la récolte est devenue dangereuse:
les colons, souvent protégés par l'armée, attaquent les familles de paysans participant aux récoltes, brulent les arbres, volent les récoltes réalisées... en groupes de plus en plus grands et organisés.
On peut voir les difficultés de la dernière récolte dans ce documentaire filmé en octobre 2025 par la Coopérative Ekitopi/Andines, notre partenaire pour l'importation des produits palestiniens.
Visionner le documentaire de 23' réalisé en cliquant cette image:
11/04/2026
La pétition contre la PPL a déjà atteint plus de 600000 signatures. Elle fait désormais partie des plus importantes pétitions jamais déposées sur le site de l'Assemblée. Cette mobilisation a donc largement contribué à faire de la loi Yadan un enjeu médiatique et institutionnel.
A 100 000 signatures la pétition devait être discutée en commission des Lois, ayant dépassé 500 000 un débat en séance plénière de l'Assemblée devra être organisé dans les prochaines semaines permettant donc une nouvelle séquence pour combattre cette loi inutile et dangereuse.
✍️ Signez et partagez la pétition : https://petitions.assemblee-nationale.fr/initiatives/i-5158
- L'outil d'interpellation a déjà permis de mobiliser 40 000 personnes dans le lobbying citoyen auprès de leurs parlementaires. Depuis plusieurs semaines, plusieurs député-es ont retiré leur signature du texte, ou annoncé voter contre ce texte et ce dans tous les groupes (hors extrême-droite), deux groupes parlementaires ont changé leur consigne de vote sur ce texte après l'envoi de centaines de milliers de mails.
📣 Continuez d'interpeller vos députés : https://palestine.risefor.org/s/loi-yadan-16
La proposition de loi de la députée Caroline Yadan vise à criminaliser les critiques de l’État israélien et sa politique en instrumentalisant la lutte contre l’antisémitisme. Elle entend forcer les milieux académiques, médiatiques et citoyens à l’autocensure alors même que la survie du peuple palestinien n’a jamais été autant menacée.
La loi Yadan sera soumise au vote de l’Assemblée nationale le 16 avril 2026. A cause de la procédure accélérée accordée par le gouvernement français, les délais pour son adoption seront considérablement réduits.
Les organisations en solidarité avec la Palestine et de défense des droits humains, des collectifs de citoyen-ne-s d’origine juive, le milieu académique et les syndicats sont largement mobilisé-e-s contre cette proposition de loi.
En effet, plutôt que de combattre l’antisémitisme et les autres formes de racisme, ce texte cherche à protéger l’État d’Israël des mises en cause liées à ses violations gravissimes et répétées du droit international.
>> cliquez ici pour signer la pétition sur le site de l'Assemblée Nationale
>>Cliquez ici pour accéder à la plateforme d'interpellation
La loi Yadan a pour véritable objectif de museler les critiques de l’État israélien, en violation des principes de l’État de droit et de la liberté d’expression.
La députée Caroline Yadan, à l’origine du texte, a été claire sur ses objectifs : elle a déclaré vouloir utiliser cette loi pour interdire les slogans des manifestations en solidarité avec la Palestine. Cette députée instrumentalise régulièrement les accusations d’antisémitisme, de provocation et d’apologie du terrorisme contre les journalistes, juristes en droit international et ONG de défense des droits humains dénonçant les crimes israéliens contre les Palestinien-ne-s.
La loi Yadan élargit la définition des délits de provocation et d’apologie du terrorisme avec des critères si vagues qu’ils pourraient être détournés pour censurer toute critique d’Israël. Cette imprécision bafoue un pilier de l’État de droit : la loi doit être claire et prévisible pour protéger les citoyen-ne-s contre l’arbitraire judiciaire.
Elle ajoute aussi les critères de « minoration » et « banalisation » au délit d’apologie du terrorisme, ce qui risque de criminaliser des discours universitaires ou militants visant à expliquer les processus sociaux et historiques ayant mené à la commission d’actes violents ; par exemple, la contextualisation des attaques du 7 octobre dans des décennies d’oppression, d’apartheid et de colonisation contre le peuple palestinien.
La loi Yadan crée un nouveau délit interdisant l' "appel à la destruction d’un État " pour censurer les critiques de la nature de l’État israélien, comme la dénonciation du régime d’apartheid, le débat sur un Etat binational ou la revendication d’égalité des droits de la mer au Jourdain.
Alors qu’elle prétend protéger les personnes juives, la loi Yadan affaiblit en réalité le combat contre l’antisémitisme
Elle isole la lutte contre l’antisémitisme de tous les autres racismes, en contradiction avec le principe du combat indissociable contre toutes les formes de haine et de discrimination.
Elle associe l’ensemble des citoyen-ne-s de confession juive aux politiques de l’Etat israélien. Par l’assignation identitaire des Françaises juives et Français juifs dont elle est porteuse, cette loi les met en danger en prétendant les protéger.
Les député-e-s sont sensibles aux préoccupations de leurs électrices et électeurs. En tant que citoyenne et citoyen, nous avons une force de pression :
interpellons-les en masse pour les amener à voter contre cette loi.
En quelques clics, un formulaire vous permet d’interpeller la députée ou le député de votre circonscription :
https://ujfp.org/interpellons-nos-depute%C2%B7es-contre-la-dangereuse-loi-yadan/
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En pièce jointe: l'analyse de la plateforme des ONG françaises pour la Palestine
18/03/2026

Quand les discours racistes prolifèrent jusque dans la bouche des représentants de la Nation,
Quand les pires préjugés s’expriment dans les institutions censées garantir l’accès aux droits,
Quand tant de personnes aujourd’hui, du fait de leur origine, de leur couleur de peau, de leur religion sont victimes de comportements racistes et xénophobes dans leur quotidien,
Quand de nombreux médias se font les porte-voix de la haine contre les étranger-e-s et leurs enfants, les musulman-e-s notamment, installant et construisant des discours de haine qui se banalisent dans la société
Quand des manifestations d’extrême-droite suintent la haine de l’Autre, avec des saluts nazis,
Quand le racisme et l’antisémitisme s’amplifient dans la société,
Quand le nombre d’actes racistes et antisémites augmente dans des proportions alarmantes,
Quand 1,2 million d’individus estiment avoir été victimes de racisme en 2022 mais que seulement 3% l’ont signalé,
Quand les discriminations à caractère raciste restent massives dans l’accès à l’emploi et au logement, dans les rapports avec les institutions, notamment la police et la justice,
Quand les crimes racistes se multiplient mais ne semblent plus susciter de mobilisations massives,
Quand des Juifs vivent dans l’inquiétude,
Quand des musulman-e-s se demandent si la haine qui les cible témoigne de l’impossibilité de notre pays de les accepter pleinement un jour, et que l’islamophobie s’exprime de manière toujours plus violente dans certains médias comme au sein de formations politiques,
Quand les restrictions drastiques des conditions d’accueil pour les demandeur-euse-s d’asile attentent à leurs droits et à leur dignité,
Quand les conditions de recours devant la Cour nationale du droit d’asile (CNDA) ne garantissent plus pleinement le droit à un procès équitable,
Quand les refus de régularisation et de renouvellement de titres de séjour détruisent des vies, que les préfectures « fabriquent » des sans-papiers,
Quand les obligations de quitter le territoire français (OQTF) deviennent systématiques afin d’agiter des chiffres visant à créer un « problème étranger »,
Quand la remise en cause des allocations logement (APL) pour les étudiant-e-s étranger-e-s précarise de nombreux jeunes,
Quand des dizaines de milliers de personnes étrangères perdent tout ce qu’elles ont construit à cause de la loi immigration du 26 janvier 2024, de la circulaire Retailleau du 23 janvier 2025, et des autres lois xénophobes qui les ont précédées,
Nous avons, plus que jamais, le devoir et le besoin de retrouver le chemin de l’égalité et du refus des haines.
Nous ne voulons pas d’une société raciste. Ensemble, construisons la société dans laquelle nous voulons vivre, une société de tous les droits pour toutes et tous, une société de solidarité, de fraternité, de justice, et de respect des libertés ».
Défendons le projet d’une société antiraciste, c’est-à-dire une société humaniste, solidaire et égalitaire.